Aller au contenu

Mon papier japonais

Le papier washi japonais traditionnel, le Stradivarius du papier.

Dialogue autour du papier

« — Regarde-moi ces feuilles de papier venues tout droit du Japon. C'est de la pure poésie.

— Attends, tu as fait venir du papier spécialement du Japon ? Tu sais qu'on a du papier en France n'est-ce pas ?

Petites ombrelles en origami washi bleues, violettes et jaunes
Bandes de papier washi aux motifs bleus, verts, roses et rouges

— Mais tu n'y es pas du tout ! On parle ici de papier japonais traditionnel, le Washi (和紙). Rien à voir avec le papier industriel en pâte de bois qu'on utilise pour imprimer des factures !

— D'accord, j'avoue qu'il a l'air beau. Ces motifs géométriques, ces couleurs par milliers, ces dorures... Mais enfin, pourquoi faire venir du papier d'aussi loin ?

— Parce qu'il est indispensable pour mes origamis !

Bandes de papier washi aux motifs bleus, violets et dorés
  1. Sa beauté et sa texture : il a un toucher chaud, presque doux comme du tissu.
  2. Sa variété : les motifs (Chiyogami ou Yuzen) et la richesse des couleurs sont infinies. Ses couleurs durent dans le temps sans faiblir.
  3. Sa résistance ultime : tu peux le plier, le déplier, marquer les plis dix fois… Il ne se déchire pas et ne marque pas de blanc aux arêtes. Il résiste au temps.

— C'est vrai qu'il a l'air incroyablement souple… Mais techniquement, c'est quoi le secret ? Pourquoi il ne recule pas devant 15 pliages superposés ?

Bandes de papier washi aux motifs bleus et dorés
Bandes de papier washi bleu marine et doré à motifs d'étoiles

— Tout est dans la fibre !

Le papier occidental moderne utilise de très courtes fibres de bois. Le Washi, lui, est fabriqué à partir des fibres végétales longues internes de plantes spécifiques :

  • Le Kozo (mûrier à papier)
  • Le Mitsumata
  • Le Gampi

La technique traditionnelle du papier Washi est tellement unique qu'elle est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO !

— Ah oui, quand même… Donc en gros, au lieu de broyer du bois pour faire de la soupe de papier, ils « tissent » presque des fibres végétales à la main ?

— Exactement ! C'est ce maillage de longues fibres qui fait qu'il est à la fois ultra-fin, léger, mais d'une résistance à la déchirure phénoménale. Et quand tu ajoutes à ça la sérigraphie traditionnelle appliquée feuille par feuille pour les motifs... C'est du grand art. »

Les engagements Ikigai Origami